Toute démarche d’optimisation de son budget assurances flotte automobile tient au moins en des comparaisons de tarifs, notamment ceux de l’assurance. Si cela paraît d’une simplicité enfantine, il n’en est rien. Quelques éléments de réflexion.

D’aucuns pourraient penser que décider d’attribuer un budget assurance flotte automobile à tel ou tel prestataire, résulte d’une simple et rapide comparaison du montant facial de quelques offres recueillies au fil de l’eau. Malheureusement, la démarche est bien plus exigeante et complexe. Pour toutes les entreprises qui souhaitent disposer de prestations aussi conformes à leurs besoins et attentes que compétitives, il est impératif de mener de nombreuses actions.

Quoi faire pour comparer les assurances ?

Qui dit comparer des budgets comme celui des assurances dit avoir au préalable lancé une consultation en communiquant au marché la taille de la flotte automobile et sa composition en détail (type de véhicules, gammes, dates d’immatriculation…) afin que le marché en estime la valeur et le risque.

L’entreprise aura également fourni aux prestataires un état de sinistralité complet sur les trois années passées recueillies auprès de l’assureur historique. Cette information qui indique les sinistres subis qu’ils soient responsables ou non permet aux compagnies consultées de jauger le risque du parc en termes de vols, accidents, dommages corporels ou encore simples bris de glace.

De plus, il est intéressant de donner au marché une vision du devenir de la flotte automobile. En effet, un parc qui passe de berlines de constructeurs premium avec des motorisations haut de gamme à de petites citadines déterminera un niveau de tarifs bien différent ; idem dans le sens inverse, bien entendu. Sans compter que certains modèles sont plus ou moins bien appréciés des assureurs en raison de la régularité des vols dont ils sont sujets.

cta-quiz-flotte

 

Il est également conseillé à ce stade d’informer les prestataires des programmes que l’entreprise aura mis en place durant les 3 dernières années en termes par exemple de formation à l’écoconduite. En effet, une attitude vertueuse sur la route est dans la majorité des cas synonyme de faible accidentologie.

La règle en l’espèce est de jouer le jeu de la transparence. C’est en effet la condition sine qua non pour bénéficier d’offres compétitives et en adéquation avec les besoins. Dans le même esprit, la démarche pour être fructueuse, demande à l’entreprise d’être claire dans ses attentes en termes de prestations. C’est à elle que revient le droit de mener la danse. Elle doit poser ses propres jalons. Ainsi, elle peut affirmer avoir besoin d’une couverture bris de glace à 100% ou exprimer la nécessité de disposer d’un véhicule de remplacement de même catégorie que celui déposé chez le garagiste… Si elle ne le fait pas, les prestataires vont prendre toutes les libertés et les offres proposées seront impossibles à comparer. Plus il y a de détails dans le cahier des charges, plus la comparaison sera aisée.

Vient le temps de la consultation. Malheureusement, il est inconcevable de penser qu’un seul tour soit nécessaire ; les prestataires appréciant exposer leurs offres en direct lors de tours de table dédiés. Bien évidemment, avant tout, il faut avoir étudié la solvabilité des prestataires contactés (compagnies d’assurances, agents, courtiers…).

Une fois les offres reçues, il faut les comparer. Le numéraire est la seule variable à considérer. Aussi, l’entreprise doit dans un souci de performance convertir les différents services en prix. Par exemple : pour une même mensualité, pour comparer une assurance avec une autre, il sera indispensable de convertir en monnaies sonnantes et trébuchantes le fait que l’une d’elles ne fournit pas de véhicule de remplacement pour un véhicule en cours d’expertise. Ce non-service est synonyme de recours à une location de courte durée de véhicule ; et cela a un coût journalier. En fonction de la sinistralité passée, l’entreprise peut avoir une idée assez précise du surcoût.

Pour finir, le choix étant effectué par la direction générale ou celle des achats, l’entreprise devra mettre rapidement en relation les nouveaux acteurs avec les opérationnels et renouveler l’opération régulièrement (tous les 6 mois) afin d’identifier les axes d’amélioration.

En conclusion

Il est à noter que dès qu’une entreprise a l’intention de consulter le marché parce qu’elle est inscrite dans une démarche d’optimisation budgétaire du budget assurance de sa flotte automobile, elle doit dénoncer le contrat d’assurance à titre conservatoire dès la 2e année avec son prestataire en place. Ce faisant, elle envoie un signal fort quant à sa volonté de changement.

Pour cette démarche, il est sans contexte un atout de se faire accompagner par un expert flotte automobile expérimenté associé à un expert assurance qui dispose de l’agrément Orias. Ils savent analyser les besoins et les exprimer au marché dont ils connaissent tous les rouages et avec lesquels ils partagent le même vocabulaire. Par ailleurs, ils sont indépendants et non soumis aux pressions internes. Leur objectivité est la force des entreprises qu’ils accompagnent.

Share This